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Synonymes

• Pelade en petite plaques, pelade ophiasique, ophiasis de celce, pelade décalvante totale, pelade totale, alopecia totalis, pelade universelle, alopecia universalis, alopécie en aire, porrigo decalvans.
• Alopecia areata (ang), ophiasis.

Qu’est-ce la pelade ?

La pelade est une maladie inflammatoire chronique qui touche les follicules pileux, elle entraîne une perte des cheveux et/ou des poils le plus souvent réversible. La pelade évolue par poussées qui peuvent se répéter au cours de la vie. La pelade est une affection dont l’origine est inconnue mais probablement en rapport avec une anomalie de l’immunité à prédisposition familiale

La pelade se manifeste en général par une ou plusieurs plaques bien limitées où il ne reste plus de cheveux ou de poils. Les plaques de pelade sont de taille variable, essentiellement localisées sur le cuir chevelu. Néanmoins, les plaques peladiques peuvent survenir au niveau de la barbe, des sourcils, des cils ou d’autres les zones pileuses du corps. Les plaques de pelade s’étendent vers la périphérie et peuvent se réunir pour former de grandes zones alopéciques. La pelade n’est pas une alopécie cicatricielle, c’est à dire que la racine des cheveux affectés n’est pas définitivement détruite.

Au niveau des plaques de pelade, la peau est lisse, blanche et lâche, les orifices des cheveux sont parfois dilatés. Quand la pelade est évolutive, les cheveux se détachent facilement en bordure des plaques si l’on tire un peu dessus. L’examen très attentif du cuir chevelu permet de visualiser des cheveux courts dont l’extrémité est renflée (cheveux en point d’exclamation ou cheveux peladiques), on voit aussi parfois des points noirs au niveau des orifices pilaires (cheveux cadavérisés).

La plaque de pelade guérit souvent toute seule, après quelques mois d’évolution même sans aucun traitement, mais les récidives sont fréquentes. Trois variétés sont particulières : les pelades décalvantes, ophiasiques et universelles. L’atteinte des ongles réalise la pelade unguéale. Les pelades en petites plaques d’extension modérées bénéficient souvent de rémissions prolongées, huit patients sur dix n’ont plus de lésions dix huit ans après leur première poussée. Le pronostic de la pelade est d’autant plus sérieux que celle-ci débute à un jeune âge ou par une forme étendue.

De nombreuses thérapeutiques permettent une repousse des cheveux parfois durable, même au cours de pelades sévères. Ces traitements ne sont cependant pas encore en mesure d’assurer une guérison définitive.

Une meilleure compréhension de l’affection, un échange avec d’autres patients au travers de forum et groupes de discussions ainsi qu’un soutien psychologique sont des éléments indispensables pour aider les patients à mieux vivre avec cette affection bénigne mais difficile a accepter.

Qu’est-ce qui provoque la pelade ?

Les facteurs exacts à l’origine de la pelade sont inconnus. On considère que la pelade est une affection auto-immune (l’organisme considère ses propres cellules comme étrangères et les éliminent) qui touche avec prédilection des sujets génétiquement prédisposés. Il existe des observations isolées de chute de cheveux après des épisodes de stress sévère mais les études les plus récentes ne mettent pas en évidence de facteur psychologique à l’origine de la pelade ou du déclenchement des poussées, la pelade n’est donc pas une maladie d’origine « nerveuse ».

Quels sont les sujets à risque de pelade ?

La pelade est une affection qui touche les hommes, les femmes et les enfants. En France, on estime que 60 à 120 000 personnes sont touchées par la pelade en 2007 (incidence de 0,1 à 0,2%). La pelade totale touche environ un patient sur dix soit 6650 patients (prévalence de 10,5/100 000-source orphanet). Le risque de développer une pelade au cours de toute la vie est de 1,7%. Il existe cependant une prédisposition familiale, les membres de la famille d’un sujet touché sont victimes de pelade une fois sur trois.

Quels sont les symptômes de la pelade ?

La pelade débute brutalement à n’importe quel âge mais plus souvent chez les enfants ou les adultes jeunes, elle évolue par épisodes qui peuvent se répéter au cours de la vie. La pelade se traduit par une chute de cheveu et/ou une dépilation des poils corporels.

La pelade en petite plaque est la forme la plus fréquente, elle se traduit par une ou plusieurs plaques dépourvues de cheveux. Les plaques de pelade ont une taille et une forme variable, elles peuvent confluer entre elles. La pelade diffuse est rare, elles se traduit par une chute de cheveux abondante qui touche l’ensemble du cuir chevelu. La pelade totale (pelade décalvante totale) entraîne une alopécie complète. La pelade universelle comporte une pelade décalvante totale et une dépilation de l’ensemble des poils corporels. La pelade ophiasique touche la lisière du cuir chevelu, elle est associée à un pronostic plus sévère. Une atteinte des cils, des sourcils ou des ongles peut être isolé mais accompagne plus fréquemment des pelades sévères. L’atteinte des ongles se traduit par des dépressions ponctuées, des ongles rugueux et friables (comme passés au papier de verre) qui comportent parfois des taches blanches ou peuvent être décollés. Le blanchiment soudain de l’ensemble de la chevelure est une forme plus rare de la pelade, elle serait liée a une atteinte plus spécifique des cheveux pigmentés, son existence est discutée par certains.

La pelade est parfois associé à d’autres maladies auto immune (29% des patients) comme la thyroïdite auto-immune (4,7%) ou le vitiligo (2,1%) mais aussi l’atopie et plus rarement le psoriasis.

La gravité de la pelade est évaluée en fonction de la surface capillaire atteinte mais aussi en fonction de l’altération de la qualité de la vie dont elle est responsable. La pelade est provoque d’une altération importante de la qualité de la vie et entraîne des répercussions sociales notables chez les patients qui en sont les victimes. On observe souvent un grand désarroi un mal être, une baisse de vitalité, une anxiété et une susceptibilité à la dépression.

Stades de gravité de la pelade
• S0 : Pas d’alopécie
• S1 : Surface alopécique inférieure à 25% du cuir chevelu,
• S2 : Surface alopécique entre 25% et 49 % du cuir chevelu
• S3 : surface alopécique entre 75% et 99 % du cuir chevelu
• S4 : Alopécie complète

Evaluation de la surface capillaire atteinte

evaluation surface pelade



evaluation surface pelade

Schéma d’après Olsen, E., M. Hordinsky, et al. (1999). Alopecia areata investigational assessment
guidelines. National Alopecia Areata Foundation. J Am Acad Dermatol 40 (2 Pt 1): 242-6.

Comment diagnostiquer la pelade ?

Le diagnostic de pelade est le plus souvent facile lorsque la maladie se manifeste par des plaques alopéciques récidivantes qui guérissent et récidives après quelques mois ou années. De même, les formes de pelades totales ou universelles ne posent en général pas de problème de diagnostic au dermatologue familier de cette affection.

L’examen attentif avec un dispositif grossissant (dermatoscope ou vidéomicroscope) permet au dermatologue de mettre en évidence les cheveux en point d’exclamation et les cheveux cadavérisés au cours des poussées aiguës de pelade. L’observation attentive du cuir chevelu permet aussi de visualiser des cheveux courts dont l’extrémité est cassée ainsi que des cheveux altérés (entortillés) à la racine du cuir chevelu. On met aussi en évidence des points jaunes évocateurs grâce à la loupe grossissante (dermatoscope). Si votre dermatologue suspecte une pelade diffuse, la réalisation d’un trichogramme ou même d’une biopsie peuvent s’avérer utile, celle-ci est parfois aussi nécessaire pour déterminer la capacité de repousse. Le dermatologue demande parfois des prises de sangs pour rechercher des maladies auto immunes associées.

Quelle est l’évolution de la pelade ?

La pelade est une affection chronique qui se prolonge souvent plusieurs années, son évolution est imprévisible. La pelade évolue par poussées qui peuvent se répéter au cours de la vie. Une petite plaque de pelade repousse souvent toute seule sans aucun traitement dans un délais variable de 3 à 12 mois. Les cheveux d’une pelade en voie de repousse sont souvent blancs, il faut souvent attendre plusieurs mois avant que leur couleur ne redevienne normale. Une étude récente de Tosti et al montre que plus de huit patients sur dix (83,3%) qui se présentent avec une pelade légère (S1) n’ont plus de lésions en moyenne 18 ans après le diagnostic initial et qu’un patient sur trois (34,4%) victime de pelade modérée (S1 et S2) n’a pas de lésion évolutive en moyenne 18 ans après le diagnostic initial. Il faut néanmoins tempérer ces propos car l’étude d’Antonella Tosti montre aussi que la pelade s’aggrave en général au fil des années et ce d’autant que la pelade est plus sévère au moment du diagnostic. Pour résumer, le pronostic à long terme est d’autant meilleur que la pelade est légère au début et d’autant moins bon qu’elle est initialement grave. Le pronostic à long terme est moins bon quand la pelade débute dans l’enfance et lorsqu’elle touche la lisière de la chevelure.

Quel est le traitement de la pelade ?

La pelade n’est pas une maladie grave mais cette affection récidivante altère sérieusement la qualité de vie et la confiance en soi. Une prise en charge médicale est nécessaire, le traitement de petites plaques n’est cependant pas toujours indispensable car elles ont tendance à repousser spontanément.

Absence de traitement

C’est sans aucun doute la meilleure alternative pour les pelades
en petites plaques de taille modérée, elles repoussent souvent sans traitement après quelques mois d’évolution. Un traitement n’est pas utile lorsque le patient n’est pas gêné par son affection. Il faut parfois temporiser le traitement d’une pelade étendue de l’enfant pour laquelle des traitements agressifs ne sont pas toujours souhaitables. Il faut mieux aussi renoncer au traitement quand les follicules pileux ont disparus et ne permettent plus une repousse, ce point est évalué par le dermatologue à l’aide d’une biopsie.

Traitements locaux

• Corticoïdes locaux
Le dermatologue utilise souvent les produits les plus puissants (dermocorticoïdes de classe 1) qui sont appliqués en lotion sur la ou les plaques de pelade et à distance de celles-ci. Ce traitement dure plusieurs semaines et peut être couplé au minoxidil. Il peut entraîner un amincissement de la peau et des petits boutons qui ressemblent à l’acné.

• Injections intralésionnelles de corticoïdes
Elle sont indiquées pour les pelades de l’adulte si la surface n’est pas trop importante. Le dermatologue réalise des piqûres superficielles dans les régions touchées. Les injections sont répétées environ chaque mois pendant 3 à 6 mois. Ce traitement peut être contre-indiqué en cas de d’hypertension artérielle, de diabète ou d’infection. Il peut entraîner un amincissement temporaire de la peau et le développement de petits vaisseaux.

• Minoxidil
C’est un complément utile à la repousse des pelades, le dermatologue choisit souvent le minoxidil fort qui peut parfois faire pousser des duvets à distance des zones traitées (sur le visage) quant il est utilisé chez les femmes. Il est souvent prescrit avec les corticoïdes locaux et l’anthraline.

• Anthraline
L’anthraline est un produit efficace dont l’utilisation n’est pas très facile car il est irritant et teinte la peau. Il s’utilise à des concentrations croissantes pendant des durées brèves (10 à 30 minutes). C’est un traitement souvent proposé aux enfants quand d’autres thérapeutiques sont contre-indiquées. Ce traitement ne doit pas être associé à la PUVAthérapie.

• Immunothérapie de contact par diphencyprone (DCP)
C’est un traitement de référence dont l’efficacité est prouvée par plusieurs études de qualité, il est réservé aux pelades sévères. La diphencyprone (DCP) est un produit chimique allergisant qui n’a pas le statut de médicament. La DCP provoque une allergie dont la pérennisation a minima permet la repousse des cheveux dans 60 à 80% des pelades sévères. Ce traitement n’est disponible que dans certains centres spécialisés, il impose une application hebdomadaire ou bimensuelle pendant plusieurs mois. Ce traitement nécessite une information détaillée du patient car il a des effets secondaires (eczéma) et des complications (dépigmentation de la peau) qui n’ont pas toutes été évalués par des études à grande échelle.

Traitements généraux

• Corticoïdes par voie générale
La cortisone par voie générale est utile au cours des poussées sévères de la maladie car elle permet souvent de stopper la chute en attendant que d’autres traitements prennent le relais. La prescription de « grosses doses » en cures courtes (bolus) donne de bon résultats dans des indications ciblées. Certains auteurs proposent d’associer la cortisone au méthotrexate.

• PUVAthérapie
L’efficacité des rayons ultraviolets A couplés à un photo sensibilisant est un ancien traitement qui donne parfois de bons résultats. Ce traitement nécessite souvent de nombreuses séances (30 à 50) avant que la repousse ne se manifeste. Une exposition de l’ensemble du corps semble nécessaire. La PUVAthérapie comporte des risques de cancers de la peau, elle est contre indiquée chez l’enfant et ne peux être répétée trop souvent. L’utilisation de nouvelles sources lumineuses est prometteuse (UVB TL01), lampes et laser excimer.

• Immunosuppresseurs

– Methotrexate
Une étude récente montre de très bon résultats de cette thérapeutique qui utilisée depuis longtemps dans le traitement du psoriasis et d’autres affections. Il s’agit d’un traitement puissant qui est recommandé dans les pelades sévères. Le méthotrexate s’associe à la cortisone par voie générale à petites doses. L’ étude du Pr Joly montre une repousse dans deux pelades sévères sur trois mais la rechute survient peut de temps après l’arrêt du traitement chez un patient sur deux.

– Cyclosporine A
Ce traitement puissant présente un effet suspensif et des effets secondaires tels qu’une utilisation sur le long terme est difficile à envisager pour la pelade.

Traitements dont les preuves d’efficacité ne sont pas démontrées par des études basées sur des preuves suffisantes
Aromathérapie, cryothérapie (traitement par le froid), gel rubéfiant, isoprinosine®, vitamines, zinc.
Disulone®, thymopentine, caryolysine®, pentoxifylline, interférons.

Thérapeutique de la pelade, adapté d’après A. Tosti et al
pelade-traitement

Prise en charge psychologique
La plupart des patients vivent normalement avec la pelade, ils n’ont aucun besoin d’une prise en charge psychologique car celle-ci n’améliore pas le pronostic de la pelade et ne permet pas une guérison plus rapide. Le soutien des proches, l’information et la participation à des groupes de soutien est toujours une aide très utile à la compréhension de la maladie.

L’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre est indispensable chez les patients qui ont des difficultés à vivre avec leur pelade où s’ils sont en situation de désarroi. La dépression et certains troubles de l’humeur sont plus fréquents chez les sujets peladiques, ils nécessitent une prise en charge spécialisée.

Cosmétique et camouflage
• Prothèses capillaires :>Votre dermatologue peut vous prescrire un complément ou une prothèse capillaire (perruque) en attendant la repousse de vos cheveux. Les magasins spécialisés proposent des perruques en cheveux synthétiques (jusqu’à 600 euros) ou naturels (700 euros environ) qui sont plus onéreuses mais plus durables. En cas de pelade totale, Votre Caisse d’Assurance Maladie rembourse le prix de la prothèse sur la base d’un forfait à 125 euros. Le complément à votre charge peut être pris en charge partiellement ou totalement par une mutuelle complémentaire selon la garantie que vous avez souscrite. Les services sociaux de votre mairie, de l’établissement de soins ou de votre Caisse d’Assurance Maladie peuvent vous informer pour une possible prise en charge de la somme restante au titre d’un secours financier de l’action sanitaire et sociale (prestations extra-légales). Certains frais des prothèses capillaires peuvent néanmoins rester à votre charge en fonction des modèles choisis. Nous vous recommandons d’aller chez un spécialiste qui propose des solutions prises en charge par l’assurance maladie, cela indique leur habitude à prendre en charge les pertes de cheveux thérapeutiques. L’Institut national du cancer délivre un autocollant aux magasins qui respecte sa charte, vous pouvez obtenir la liste de ces magasins au 0810 810 821.

• Greffes de cheveux
–  Elles ne sont pas recommandées en cas de pelade.

• Clonage
Cette technique en est encore à un stade expérimental, elle ne semble pas adaptée au traitement des pelades.

Mieux vivre avec la pelade

Notre société valorise une chevelure abondante, symbole de jeunesse et de bonne santé, il est donc très difficile de vivre bien sa pelade dans un tel contexte. Néanmoins, la plupart des patients s’adaptent à leur affection et vivent une vie heureuse et comblée.

Mieux vivre sa pelade nécessite de valoriser ses qualités propres et non pas l’abondance de sa chevelure. La plupart des patients aiment parler à d’autres malades qui vivent la même situation, cela les aident à accepter cette affection. Un million de français présentent une pelade à un moment de leur vie, vous n’êtes donc pas isolés. Nous vous recommandons de vous adresser aux associations de patients et aux groupes de soutiens dont les adresses sont mentionnées pour prendre contact avec d’autres patients.

Minimiser l’impact de la pelade est une autre manière pour mieux vivre avec. En cas d’alopécie totale, une perruque peut avoir un aspect très naturel. En cas de petites plaques, le mascara ou une poudre colorée minimisent la visibilité des plaques. Des traits de crayons masquent l’absence de sourcils.

Chez les femmes, un joli foulard peu masquer des plaques tandis que des bijoux attirent l’attention en dehors des zones dégarnies. Le maquillage masque les poils absents sur le visage. L’aide d’un maquilleur est utile. Les enfant portent souvent des bandanas ou des casquettes, il en existe de styles variés.

Quelle sont les perspectives d’avenir ?

Méthotrexate : nous espérons des études plus larges qui viendrons confirmer les résultats encourageants obtenus par le Pr Joly.

Médicaments biologiques (etanercept, efalizumab, adalimumab) : Plusieurs études sont en cours mais les résultats préliminaires ne semblent pas encourageants.

Laser excimer à 308 nm : ce laser a permis des repoussent intéressantes dans quelques cas isolés de pelade en plaques.

Questions fréquentes

Existe-t-il des maladies associées à la pelade ?
La pelade est parfois associée à d’autres maladies auto-immunes (29% des patients) comme la thyroïdite auto-immune (4,7%), le vitiligo (2,1%) ou le diabète de type 1 mais aussi à la colite ulcéreuse (1%) et à la maladie cœliaque (1%). La pelade est parfois aussi associée à l’atopie (eczéma atopique 4,2%, rhinite allergique 10%), plus rarement au psoriasis (2,1%).

La pelade peut-elle se manifester par un blanchiment soudain des cheveux ?
Le blanchiment soudain de l’ensemble de la chevelure est une forme plus rare de la pelade, elle serait liée a une atteinte plus spécifique des cheveux pigmentés.

Quelle est l’influence des facteurs psychologiques sur la pelade ?
Il existe des observations isolées de perte de cheveux après des épisodes de stress sévère mais les études les plus récentes ne mettent pas en évidence de facteurs psychologiques à l’origine de la pelade ou du déclenchement des poussées. Les sujets qui ont une pelade présentent plus souvent des épisodes dépressifs que le reste de la population générale mais l’on ne sait pas si cette susceptibilité est la cause ou plutôt la conséquence de la pelade. Il n’y pas de doute que des facteurs psychologiques peuvent influencer l’évolution de la pelade, mais cela est vrai pour beaucoup d’affection. La pelade n’est pas une maladie d’origine « nerveuse ».

DR ABIMELEC Dermatologue