Le syndrome de Diogène.

Le syndrome de Diogène est un syndrome décrit par un trouble du comportement conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres. Ce syndrome comprend — mais ne se limite pas à — une forme extrême d'accumulation compulsive.

 

 

 

Chez certaines personnes, l’accumulation de toute sorte d’objets et de détritus va devenir compulsive. L’appartement va alors être envahi du sol au plafond, à tel point qu’il faut parfois le vider en urgence sur arrêté préfectoral car il est devenu insalubre et menace la sécurité de l’habitant et du voisinage.

 

Le syndrome associe entre autres :

 

  • une négligence parfois extrême de l'hygiène corporelle et domestique ;
  • une accumulation d'objets hétéroclites, nommée également syllogomanie ;
  • un déni de son état, associé en conséquence à une absence de toute honte ;
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;
  • un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;
  • une personnalité pré-morbide : soupçonneuse, astucieuse, distante, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels en cours).

 

 

 

La personne présentant ce syndrome choisit un isolement social aussi grand qu'il lui est possible ; elle en arrive à vivre presque recluse chez elle, n'ayant dès lors plus autant de raisons d'entretenir son logement et se désintéressant en même temps, à un degré plus ou moins grand, de son hygiène personnelle.

 

Se pensant à tort ou à raison en risque de pauvreté extrême, ce qui lui est suggéré par la vie peu gratifiante où elle s'installe, elle essaie d'économiser le plus possible pour parer à l'avenir, et accumule parfois des sommes importantes sans avoir réellement conscience de leur valeur. Accumuler aussi chez elle de grandes quantités de déchets ou du moins d'objets sans utilité immédiate l'amène à vivre dans des situations insalubres : d'abord simple encombrement, puis impossibilité d'entretenir ou même de faire entretenir son logement en raison même de cet encombrement devenu obstacle.

 

Il n’y a pas de profil type. Les principales maladies associées sont, pour les plus jeunes, la schizophrénie et, pour les plus âgés, la démence fronto-temporale, proche de la maladie d’Alzheimer. Chez les 44 % autres «Diogènes», aucune maladie n’a été retrouvée. Elles sont souvent les plus difficiles à accompagner car leur caractéristique principale est qu’elles ne demandent rien et disent n’avoir besoin de rien. Bien souvent, elles n’ont plus de médecin généraliste, la famille s’est détournée et elles sont très isolées.

 

La plupart du temps, ces personnes «hors norme» arrivent dans le système médical dans des situations extrêmes, lorsque les complications liées à leur mode de vie surgissent. Ce peut être suite à la demande venue du voisinage qui s’est plaint des odeurs, des animaux nuisibles comme les cafards ou encore en raison d’un début d’incendie, une fuite d’eau… Ou lorsque les patients arrivent à l’hôpital aux urgences pour des brûlures, parce qu’ils ont tenté d’éteindre un début d’incendie, ou des gelures, parce qu’ils dorment la fenêtre ouverte pour ne pas être trahis par les odeurs. L’accompagnement demande du temps.

 

 

Pour plus d’informations, pour en parler ou parce que vous souhaitez un accompagnement, contactez-nous.

Des groupes de paroles ou une prise en charge individuelle peuvent être possibles.

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